Les nouvelles consciences alimentaires étaient à l’honneur pour la 5e édition du Foodmorning de CB News. Producteurs, industriels, économistes, mais aussi chefs étoilés, artistes et professionnels des médias se sont partagé la parole pour décrypter et analyser ce qu’il y a dans notre assiette d’aujourd’hui.

Végan, bio, sans gluten ou encore sans sucre. S’alimenter de la bonne manière est devenu une cause nationale. Mais qu’en est-il réellement ? Que se passe-t il vraiment dans nos assiettes ? Existe-t-il un décalage entre ce que l’on voit à la TV et sur les rayons des supermarchés ? Telles étaient les questions abordées lors de la 5e édition du Foodmorning, organisée par CB News et Dentsu Aegis Network.

La matinée était scindée en trois grandes parties, toutes animées par une batterie d’intervenants triés sur le volet : « Bienvenue dans l’ère de la défiance » « les promesses des distributeurs sont-elles crédibles ? » et « les recettes de la nouvelle garde du Food ». L’objectif de ces conférences : mettre le doigt sur les problématiques liées à l’alimentaire et  « valoriser le travail des marques, montrer qu’il y a finalement beaucoup de solutions très vertueuses, très prometteuses » nous confie Emmanuelle Grossir, journaliste pour CB News.

conférence foodmorning cb news

Foodmorning : action réaction

L’impact de ma consommation se répercute immédiatement sur la production et vice versa. Il faut donc anticiper les besoins des consommateurs et adapter les tarifs des produits. En effet, si les marques concentrent leur communication autour de la mode du « healthy », le prix des produits mis en avant ne correspondent pas nécessairement à la réalité économique des consommateurs. Il y a alors décalage économique. Le bio, par exemple, reste encore difficilement accessible dans les faits. Alors comment trouver des solutions efficaces ?

En réalité, plusieurs grandes enseignes ont déjà mis en place un panel de solutions pour tenter de modifier le modèle instauré depuis longtemps. Désormais, l’ambition de la grande distribution n’est plus de faire en sorte que tout le monde puisse manger mais que tout le monde puisse manger mieux et moins cher. Ainsi, avec « Act for good », Carrefour a démocratisé ses produits en vrac pour réduire le problème que pose l’emballage. D’un autre côté, d’autres marques sont apparues pour aider les consommateurs à mieux manger. « C’est qui le patron » permet de réaliser collectivement le cahier des charges d’un produit, de le fabriquer comme nous le souhaitons et de le commercialiser au juste prix.« Day by Day » est le premier réseau d’épicerie en vrac pour faire ses courses, en quantité voulue et sans emballage superflu.

Foodmorning : échanger pour mieux comprendre

Thierry Marx Mathilde de l'Ecotais Foodmorning

Comprendre sa cible et les tendances, c’est justement le nerf de la guerre pour se démarquer dans le secteur alimentaire. L’objectif du Food Morning est ainsi de permettre le dialogue entre les différents acteurs :  « Nous avons par exemple confronté Fleury Michon et Food Watch, raconte Emmanuelle Grossir. L’un est un distributeur et l’autre est chargé de surveiller ce que font les grands acteurs alimentaires. C’était comme confronter une marque et son consommateur. » Ce fut ainsi l’occasion pour la marque de comprendre comment serait reçu par le consommateur son projet d’un jambon sans sulfite.

D’autres thématiques ont été abordées, notamment lors de la partie « les recettes de la deuxième chance », avec Mathilde de l’Ecotais et Thierry Marx, fondateurs de Media Social Food. Le duo culinaire a ainsi évoqué les moyens d’éviter le gaspillage alimentaire mais également le problème du bio — fortement demandé mais difficile à satisfaire à cause des critères exigeants du bio made in France. L’objectif ? Apporter des solutions et mettre en lumière les actions déjà mises en place.

Marie Bloeme

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