Faciliter la rencontre entre les étudiants stagiaires et les entreprises en proposant des rendez-vous informels. Tel est le pari d’Elise Cogels, diplômée de l’ECS Bruxelles avec sa boîte, La FOLLE COMM.

Qu’est-ce que La FOLLE COMM ?

Je suis partie du constat que pour recruter un stagiaire, le CV n’est pas le critère n°1. Ainsi, l’objectif de La FOLLE COMM est de mettre l’humain au cœur du recrutement des stagiaires. Nous organisons une à deux fois par mois des soirées dans une ambiance décontractée et conviviale, pour que tout le monde soit à l’aise. Les étudiants et les professionnels se rencontrent ainsi en face à face dans une situation inhabituelle. Cela se passe dans des bars, parfois, en terrasse avec de la musique et un bar à cocktails. Rien à voir avec le bureau ou le networking ennuyant ! C’est l’occasion de poser des questions sur les projets personnels, de se vendre sur la base des qualités humaines et de la passion plutôt que l’expérience.

Comment fonctionne les soirées ? Comment peut-on y participer ?

Lorsqu’un événement est programmé, les étudiants peuvent s’inscrire en remplissant un formulaire avec leur CV. Sur place, on distingue les étudiants des professionnels grâce à une petite gommette de couleur. Au début, les étudiants peuvent être un peu gênés alors on initie les conversations en faisant les présentations. Il n’y a pas de prise de rendez-vous, les participants se rencontrent comme dans une soirée. Au bout d’une demi-heure, les échangent se créent naturellement. Il y a toujours une personne sur place qui connaît l’ensemble des profils afin de les guider vers les bons interlocuteurs.

Quand un professionnel et un étudiant s’entendent bien, ce dernier peut remettre une carte de visite que nous lui offrons en début d’événement à son interlocuteur. A la fin de l’événement, le recruteur nous envoie un mail avec les noms des personnes qui les intéressent et nous leur transmettons leur CV. Nous nous chargeons ensuite de la mise en relation. C’est un gain de temps très important pour les entreprises.

La folle comm stage belgique

Comment est venue l’idée de « La FOLLE COMM » ?

Pendant mes études à l’ECS Bruxelles, j’ai eu l’occasion d’organiser plusieurs événements dans le cadre du BDE notamment. J’ai aussi fait quelques stages dans des start-up. Grâce à cela, je me suis constitué un carnet d’adresses assez important, autant dans le milieu professionnel qu’étudiant. Je les mettais alors en relation mais ça me prenait beaucoup de temps. Alors, en fin de 3e année, j’ai décidé d’organiser un événement pour rassembler tout le monde sur une terrasse et de les laisser se rencontrer. Ça a tout de suite très bien fonctionné et on m’a demandé de réitérer l’expérience. J’ai donc recommencé en postant un événement sur les réseaux sociaux ouvert à un public plus large. Ce fut encore une réussite. C’est ainsi qu’est née en septembre La FOLLE COMM, où nous sommes désormais trois à travailler.

Comment faites-vous venir les entreprises à ces rendez-vous ?

En réalité, c’est plus facile de trouver des recruteurs que des étudiants ! Les professionnels ont un vrai besoin. Trouver un étudiant demande du temps et beaucoup d’énergie. Pour les recruter, j’utilise beaucoup les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille. Quant aux jeunes, pour avoir de la visibilité auprès d’eux, j’établis le plus possible des partenariats avec les écoles.

Si les événements sont gratuits pour les étudiants, quel est le business model ?

Nous misons sur différents canaux de rentrée d’agent. Il faut savoir qu’en Belgique, les stages sont généralement non rémunérés. Notre objectif n’est donc pas de nous faire de l’argent sur le dos des stagiaires. C’est pourquoi nos événements resterons toujours gratuits pour les étudiants. Les entreprises quant à elles payent une participation minime pour accèdes aux événements. Ils ont également la possibilité de payer un abonnement pour accéder aux 10 événements de la saison. ( Fin aout à début mars ). Les établissement nous rémunèrent également car nous mettons beaucoup d’effort dans la communication et la visibilité que nous leurs offrons. Nos autres sources de revenus viennent de nos sponsors et partenaires.

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Quels sont les projets pour faire évoluer La FOLLE COMM ?

Sur le long terme, nous avons l’idée d’avoir un suivi des stagiaires pendant leur expérience en entreprise pour leur offrir un feedback. Nous aimerions aussi développer des formations pour les entreprises — les aider à comprendre comment travailler avec un stagiaire, comment l’accueillir et faire en sorte que le stage se passe bien — et pour les étudiants — sur des compétences ciblés.

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En quoi l’ECS Bruxelles vous a-t-elle aidé dans la création de votre entreprise ?

L’ECS Bruxelles m’a toujours soutenue dans mes projets. Pendant mes études, elle m’a offert l’opportunité d’oser et d’essayer. C’est le facteur-clé qui m’a permis de me lancer. A la fin de mes études, l’école a été sponsor de mon premier événement, elle m’a soutenu financièrement et m’a mis à disposition un bureau pour me permettre d’avoir un espace de travail et un lieu pour recevoir mes rendez-vous. C’était parfait pour démarrer l’activité et faire les premiers tests. J’en suis très reconnaissante.

Propos recueillis par Mélodie Moulin

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