Nouvelles fonctionnalités, nouveaux venus, retour en arrière et nouvelles polémiques… La rubrique  » réseaux sociaux  » n’a rien à envier à la presse people. Si vous avez raté un épisode, voici les quatre infos à retenir cette semaine.

L’heure de gloire pour Vero

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Véro, qu’est-ce que c’est ?

A l’instar de Mastodon, mis en ligne l’année dernière, Véro se revendique comme un réseau social « alternatif » sans publicité, sans algorithme opaque pour classer les contenus et respectueux des données personnelles des utilisateurs. Derrière un design agréable et un fond sombre, l’application permet de partager du contenu (photos, vidéos, mais aussi liens, films, musiques, livres, lieux) à sa communauté divisée en catégories (amis proches, amis et connaissances). Son utilisation pourrait devenir payante, l’abonnement annuel ne dépassant pas le prix de quelques cafés selon ses fondateurs.

Pourquoi parle-t-on de Véro aujourd’hui ?

Pourtant créée en 2015, l’application doit sa soudaine popularité à une bonne campagne de communication faisant intervenir de nombreux influenceurs. Depuis une semaine, elle se pavane ainsi en tête des classements sur l’App Store et le Marketplace Google Play dans plusieurs pays et a dépassé le million d’utilisateurs mercredi dernier.

Où est le hic ?

La célébrité a son revers de médaille : on commence à s’intéresser à vous de très près. Les internautes ont ainsi révélé le passé fâcheux d’un des fondateurs qui ne fait pas l’unanimité, provoquant une vague de #deleteVero sur Twitter. Ainsi, Ayman Harir, homme d’affaires milliardaire et fils du Premier ministre libanais Rafiq Hariri, assassiné en 2005, est lié à la société de construction saoudienne Saudi Oger — il en était le vice-président et directeur général — accusée de ne pas avoir payé des milliers de salariés à la suite de graves difficultés financières en 2015.

Twitter lance les Signets pour sauvegarder les tweets

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Les Signets, qu’est-ce que c’est ?

Plus besoin de liker un tweet pour le conserver dans la rubrique  » j’aime  » et le lire plus tard. Désormais, Twitter lance les Signets qui permettent de sauvegarder un post en toute discrétion pour le consulter plus tard. Une fonctionnalité très demandée par les utilisateurs et qui était à l’essai depuis le mois d’octobre.
Une fonction en somme bien pratique quand on sait que la principale utilisation de Twitter est la veille informatique.

Comment utiliser les signets ?

Pour mettre un tweet que vous jugez intéressant de côté, il vous suffit désormais de cliquer sur l’icône partage puis sur  » ajouter le tweet à vos Signets « . Le post s’ajoutera alors à votre liste de lecture, appelée  » Signets « , sans que l’auteur du message ne soit averti.

Facebook met fin au fil Explorer

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Le fil Explorer, qu’est-ce que c’est ?

Le fil Explorer était jusqu’à présent en test dans différents pays. L’objectif était de séparer les posts publiés par les amis des utilisateurs et ceux émis par les marques et les médias. Ces derniers étaient alors diffusés dans un autre fil d’actualité, le fil Explorer. Cette fonctionnalité devait répondre aux attentes des utilisateurs qui souhaitaient voir davantage leurs amis et leur famille sur le fil d’actualité.

Deux versions étaient expérimentées :

  1. Dans la première, seuls les amis étaient visibles dans le fil d’actualité principal. Les marques et médias étaient rassemblés dans le Fil Explorer.
  2. Dans la deuxième, les amis, les marques et les médias continuaient de collaborer dans un même fil d’actualité. Le fil Explorer rassemblait alors les publications de marques et médias non-suivis par l’utilisateur, pour lui faire découvrir de nouveaux contenus.

Pourquoi les marques/médias/community managers redoutaient cette fonctionnalité ?

Avec le fil Explorer, la visibilité des posts publiés par les marques et les médias étaient considérablement amoindrie. En effet, pour pouvoir lire les contenus de ces comptes, l’utilisateur devait aller sur le fil Explorer.

Pourquoi Facebook fait marche arrière ?

L’expérimentation s’est révélée infructueuse. Dans le premier cas, la séparation des flux ne permettait pas aux utilisateurs de se connecter plus facilement avec leurs amis et famille. Dans l’autre cas, la version « découverte » n’a pas eu l’effet attendu, notamment à cause de la faiblesse de la qualité des contenus proposés, explique Le blog du modérateur.

L’application Bodyguard protège des commentaires haineux

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Bodyguard, qu’est-ce que c’est ?

Bogyguard est une application mobile créée par un jeune développeur français de 22 ans, Charles Cohen. Il a inventé ce système après le suicide d’une jeune femme à la suite d’un cyber-harcèlement très agressif. Le système fonctionne avec une intelligence artificielle et permet de repérer sur les réseaux sociaux les commentaires haineux et de les modérer automatiquement. L’application, sortie il y a huit mois est utilisée aujourd’hui par près de 1 000 internautes avec un taux de satisfaction de 97 %.

Comment ça marche ?

Bodyguard est une application mobile, tout ce qu’il y a de plus classique. Elle fonctionne pour le moment uniquement avec YouTube et Twitter. Sur la plateforme de vidéos, l’application peut supprimer les commentaires à la place de l’utilisateur, même en temps réel pendant les lives. Sur Twitter, il bloque les auteurs d’injures. Depuis son lancement, Bodyguard a supprimé 13 000 commentaires sur YouTube et bloqué 166 personnes sur Twitter.

Quelle est la différence avec les autres modérateurs ?

Alors que les modérateurs sont jugés trop laxistes, Bodyguard tente de faire une modération complète et par défaut. Grâce à un entraînement de 6 mois et un apprentissage quotidien, l’application est capable de différencier les propos haineux des plaisanteries entre amis, les mots grossiers employés dans un message positif des insultes. Elle s’adapte d’ailleurs à la personne qu’elle doit protéger.

Mélodie Moulin

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