Pour sensibiliser les utilisateurs de réseaux sociaux à l’impact du numérique sur l’environnement, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) propose de mettre en place une étiquette énergétique spécifique à ces plateformes (Facebook, Twitter, Instagram, etc.).

On vous avait prévenu : l’utilisation du digital n’est pas sans conséquence sur notre belle planète (si, si ! Ici, dans un article intitulé « Arrêtez de cliquer, vous polluez »). La question de la pollution numérique revient d’ailleurs de plus en plus sur le devant de la scène. Déjà en 2014, l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) publiait un guide pour limiter sa consommation d’énergie sur Internet. Plus récemment, la start-up Cleanfox alertait sur le poids de nos emails — chaque courriel générerait 10 g de CO2 par an.

Qu’en est-il du sujet qui nous intéresse présentement : les réseaux sociaux ? Leur empreinte carbone n’a pas été encore calculée. Pour le CESE cependant, leur forte empreinte écologique ne fait aucun doute. Un des paragraphes de l’avis voté le 10 janvier 2017 « Réseaux sociaux numériques : comment renforcer l’engagement citoyen ? » est d’ailleurs consacré à la problématique. Administratrice de France Nature Environnement et rapporteur de l’avis, Agnès Popelin tient à ce que les internautes soient conscients « que partager un lien, écrire un message ou même liker un post à une conséquence sur l’environnement ».

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Sensibiliser les internautes à la pollution numérique

Comment alerter les utilisateurs sur cette pollution numérique ? Dans son avis, le CESE invite Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux à publier « l’étiquette énergétique des différents types de messages (texte, image, vidéo postés ou tweetés, etc.) ».  Celle-ci pourrait ressembler à la graduation allant de A à G déjà utilisée pour évaluer la consommation électrique d’un appareil ménager ou encore d’un logement. La forme n’est pas encore définie mais l’idée est là.

Le CESE ne souhaite pas s’arrêter à la prise de conscience des utilisateurs. Il prévient que la réduction de l’empreinte écologique des activités socio-numériques passe par la maîtrise énergétique des data centers. Mark Zuckerberg n’a d’ailleurs pas attendu ces préconisations : il a lancé l’année dernière son cinquième data center au Texas alimenté par des énergies renouvelables.

Mélodie Moulin

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