La rentrée de mars (ou rentrée décalée) permet de ne pas perdre une année, mais pas seulement ! Cette formation accélérée multiplierait les chances de réussir ses études et même de devenir major de promo. La preuve par l’exemple.

Le sujet mériterait une étude. Même si ce n’est pas prouvé par les chiffres ni par la science, les exemples sont pourtant là : il n’est pas rare que des étudiants issus d’une rentrée décalée terminent leurs études major de promo. Ainsi, à la dernière remise des diplômes de #SUPDEWEB Paris, deux sur les six majors de l’année avaient intégré l’école par le biais de la rentrée de mars. Hasard ou simple cause à effet ? Il semblerait que ces secondes rentrées réuniraient plusieurs atouts pour mettre les étudiants dans les meilleures conditions d’apprentissage possibles.

Pour comprendre ce phénomène, voyons d’abord en quoi consiste la rentrée décalée. Face à la demande croissante des étudiants de se réorienter après une première expérience dans l’enseignement supérieur, les écoles ont mis en place, il y a une dizaine d’années, ce système de seconde rentrée en décembre, janvier ou encore mars. L’objectif est ainsi de ne pas perdre une année en rattrapant un an de cursus en seulement quelques mois. Le nombre de cours, les intervenants, les examens, les conditions d’admission… sont les mêmes que pour les étudiants « classiques » mais le tout dans un laps de temps beaucoup plus court. Après cette formation expresse, les étudiants rejoignent alors le reste de la promotion en 2e année. Ni vu, ni connu, ou presque !

Rentrée décalée : pour quoi faire ?

En quoi les étudiants de la rentrée de mars sont-ils différents ?

1- Ils ne veulent pas rater leur deuxième chance

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Difficile de trouver sa voie après le bac. L’objectif premier des lycéens étant de réussir cet examen primordial, le choix de l’orientation se fait bien souvent par défaut. Après quelques semaines dans l’enseignement supérieur, les étudiants se retrouvent alors dans une impasse. Le secteur d’activité choisi ne leur plait pas ou bien le mode pédagogique ne leur convient pas. Face à ce premier échec, il est parfois difficile de se relever. Heureusement, la rentrée décalée apparait alors comme une seconde chance. « Ils se sont trompés une fois. Ils savent désormais ce qu’ils veulent et vont donner tout ce qu’ils ont pour réussir », analyse Julie Mleczko, rédactrice en chef de Studyrama. On remarque ainsi chez les « rentrées de mars » une motivation et une détermination de réussir plus fortes que chez les autres étudiants.

2- Ils ont trouvé du sens à leur formation

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L’un des profils types des étudiants en rentrée décalée est le « déçu de la fac » : trop de libertés d’un coup et trop de théories. Ces jeunes ont besoin d’un cadre plus rassurant et surtout de savoir à quoi servira ce qu’ils apprennent. Deux aspects qu’ils vont retrouver dans une école spécialisée.

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3- Ils ont une plus grande capacité de travail

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Assimiler le programme d’une année en seulement quatre mois. Voilà un défi qui promet un rythme intensif et qui enferme la procrastination au placard. Certes, certains ont mis « leur vie sociale de côté » (Chloé Buron, major de promo 2017 du Bachelor de l’IEJ, école de journalisme), mais le rythme n’est pas insurmontable. « Il est similaire à celui du lycée avec cours de 9h à 18h + le travail à la maison », estime Camille Hesse, diplômée 2015 d’un M1 Radio/TV à l’IEJ et aujourd’hui renfort rédacteur en chef chez BFM TV. La charge de travail devient alors un moteur qui les aide à en faire toujours plus.

Sarah Correa, diplômée de l’IEJ en 2013 et fondatrice du magazine Preum’s, estime que « plus on en fait et plus on a envie d’en faire ». Lorsqu’ils rejoignent les autres étudiants en 2e année, ils sont ainsi habitués à travailler plus et en veulent donc plus.

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1- Ils ont cours dans des plus petites classes

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Les écoles spécialisées sont réputées pour leurs petites promotions. Adieu les amphithéâtres de l’université et les salles de 40 élèves. Ici, les petits groupes permettent des cours quasi sur-mesure. C’est d’autant plus le cas pour les étudiants en rentrée décalée.

« Nous avions l’avantage d’être en effectifs réduits. Cela nous a permis d’avoir des cours moins statiques, basés sur l’échange et le retour d’expérience des intervenants », témoigne Tania Gay.

Mélodie Moulin

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