Top départ pour la nouvelle plateforme d’inscription dans l’enseignement supérieur français, Parcoursup. L’ouverture du site qui remplace APB était attendue avec impatience et nervosité par les lycéens et leurs parents. Le portail n’est cependant pas le seul moyen de s’inscrire dans les études supérieures, tous les établissements et toutes les formations n’y étant pas représentés.

Plus de 13 000 formations. Avec un effectif pareil, on pourrait croire que le nouveau site Parcoursup (ex-APB) offre une liste exhaustive des formations proposées en France. Eh bien non ! La plateforme d’inscription dans le supérieur qui vient d’ouvrir ses portes permet certes d’avoir une vue d’ensemble des cursus et facilite les démarches d’inscription, mais elle n’est pas le seul moyen de s’orienter. Certaines écoles ne font pas partie de la procédure. Cela ne signifie pas pour autant que ces dernières ne sont pas de qualité. La démarche pour s’inscrire est juste différente.

Quelles formations trouve-t-on sur Parcoursup ?

Pour faire simple, Parcoursup réunit les formations publiques et privées sous contrat. Cela comprend donc les licences universitaires (avec un accès en 1re année à la faculté), les PACES (première année de médecine), les BTS, les DUT mais aussi les DCG (diplôme de comptabilité), les classes prépas (CPGE), les écoles nationales supérieures d’architecture publiques ainsi que certaines écoles d’ingénieurs, de commerce, d’art ou encore des formations paramédicales et sociales.

Les formations qui ne sont pas sur Parcoursup

Certains établissements ne font pas partie de la procédure, soit par choix, soit parce qu’ils ne peuvent pas accéder à la plateforme. En effet, pour intégrer le site, il faut être obligatoirement visé par l’Etat ou être sous contrat avec l’Etat. La majorité des écoles privées ne sont donc pas acceptées sur Parcoursup. D’autres ont en revanche fait le choix de sortir du système, estimant que ce dernier manque de flexibilité. Ainsi, pour accéder à certaines écoles d’ingénieurs et de commerce, à l’université Paris Dauphine, à Sciences Po Paris et les IEP, à des écoles paramédicales et sociales ainsi qu’à des écoles spécialisées (dites de métier) en journalisme, communication, digital, informatique, gestion, etc. vous devrez passer directement par leur service d’inscription.

Pour intégrer ces formations, il vous faudra dans la plus grande majorité des cas passer des épreuves de sélection. Deux cas de figure sont les plus fréquents : la sélection sur dossier ou sur concours avec des tests écrits et oraux. A noter que les formations hors Parcoursup ne sont pas forcément des mauvaises formations. Il est recommandé de vérifier pour chaque établissement qui vous intéresse si le diplôme visé est de qualité. Pour cela, plusieurs critères sont à prendre en compte : le diplôme est-il certifié par l’Etat ? Quelle est l’insertion professionnelle des diplômés ? Qui sont les professeurs ? Quelles sont les matières enseignées ? Est-il possible de faire des stages, voire de l’alternance ? L’école propose-t-elle une ouverture à l’internationale ?

Comment savoir si une école est reconnue par l'Etat ?

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Parcoursup ou pas ?

S’il est conseillé de faire des vœux sur Parcoursup, il serait dommage de se fermer des débouchés en n’allant pas voir ce qui se passe en dehors. Rien ne vous empêche de vous inscrire sur Parcoursup et hors Parcoursup pour multiplier vos chances. D’autant que cette année — il ne faut pas se le cacher — le dispositif mis en place par le ministère de l’Enseignement Supérieur est en phase de test. Créé en urgence pour pallier au problème de l’algorithme, du tirage au sort dans certaines filières non-sélective et de la non-affection en 2017 de plusieurs milliers de lycéens, le système ne fait pas l’unanimité. Les chercheurs s’inquiètent « d’un retour vers des procédures décentralisées inefficaces, inéquitables et très lentes », expliquent-il au journaliste spécialisé dans l’éducation Claude Tran.

Comment est né Parcoursup ?

page-accueil-parcoursup

Autrefois, s’inscrire dans le supérieur pouvait s’apparenter à un vrai parcours du combattant. Chaque établissement avait son propre mode de fonctionnement. Les premiers arrivés étaient les premiers servis. Dans les filières les plus demandées, il fallait donc se dépêcher pour être sûr d’avoir une place et ne pas hésiter à prendre son sac de couchage pour être le premier de la file, au même titre qu’un fan à l’entrée du concert du siècle.

Pour simplifier les démarches, des logiciels sont apparus comme 3614 Ravel qui permettait de s’inscrire dans les universités parisiennes via le Minitel. En 2002, le professeur Bernard Koehret met en place à Toulouse la plateforme APB pour gérer les admissions en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Le dispositif plait et s’ouvre à d’autres formations post-bac. Très vite, des établissements font appel au ministère de l’enseignement supérieur afin d’en faire partie. Toutes les formations ne peuvent pas intégrer le dispositif. Ne sont acceptés que les établissements visés par l’Etat.

En 2017, plusieurs milliers de lycéens ne trouvent pas d’affectation via la plateforme APB, créant ainsi la polémique quant au fonctionnement de l’algorithme. Le site APB est alors remplacé par Parcoursup qui a pour particularité de ne plus placer les jeunes par un algorithme mais manuellement.

Mélodie Moulin

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