A l’occasion de l’inauguration de ses nouveaux locaux, l’Union des Annonceurs a dévoilé son plan d’action pour les années à venir, intitulé #Audace2020. Au programme : data, transparence et efficacité. On fait le point sur les 8 axes de stratégie. 

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Les 8 piliers du plan stratégique de l’UDA pour 2020.

1- Le transfo, un nouveau lieu pour une nouvelle vie

Pour symboliser un nouveau départ, certains choisissent de changer de coupe de cheveux. D’autres de déménager. C’est cette dernière option qu’a privilégié l’UDA qui s’est installée le 23 octobre dernier dans ses nouveaux locaux de 600 m2, Porte Maillot. Baptisés le « Transfo », les locaux sont découpés en trois grands espaces : le Lab, l’Accélérateur et le salon/bibliothèque Créativité. Ces nouveaux bureaux matérialisent concrètement l’ambition de l’association pour les années à venir à travers trois grandes thématiques : la transparence, l’efficacité et la collaboration.

2- QOP : la première mutualisation des datas annonceurs

Après Skyline (Le Monde et Figaro) et Gravity, l’UDA ! L’association reste persuadée que les annonceurs doivent s’allier pour être plus fort et faire face aux GAFA. Pour aider à restaurer un climat de confiance auprès des internautes, et dans une démarche de transparence, la plateforme QOP (Quality Open Platform), conçue et opérée par Mindlytix, a pour objectif de mutualiser les données des annonceurs de façon anonyme et sécurisée pour mieux comprendre les besoins de leur public. Trois mindsets consommateurs seront évalués : ses centres d’intérêts, ses émotions et sa disponibilité.

3- Après le choc de la simplification, le choc de la transparence

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Etienne Lecomte (président de l’UDA) et Jean-Luc Chetrit (directeur général de l’UDA)

« L’univers de la publicité digitale est encore beaucoup trop opaque, affirme Jean-Luc Chetrit, directeur général de l’UDA. Les marques ne savent pas toujours où elles sont présentes, sur quels sites, ni dans quel environnement et quel contexte.« 

Dans la continuité du décret sur la transparence appliquée à la publicité numérique, l’UDA s’est associé avec Ebiquity et l’Udecam pour développer des outils permettant à ses adhérents de décrypter la chaîne de valeur et d’obtenir la traçabilité des campagnes digitales. Cela permettra aux annonceurs de « connaître le vrai prix du média dans l’univers de l’achat programmatique« , précise le président Etienne Lecomte.

En parallèle, l’UDA développe (en partenariat avec l’Udecam, l’IAB, le SRI, le Geste et l’ARPP) le label Digital Ad Trust. Ce dernier doit constituer pour les annonceurs un marqueur de qualité de la publicité digitale. Il est basé sur 5 composantes : la brand safety, la visibilité, la fraude, l’expérience utilisateur et le respect des données personnelles.

4- Un référentiel pour mesurer l’efficacité

Les marques ne communiquent pas pour le plaisir de communiquer mais pour se faire connaître et avoir un retour sur investissement. Il est pourtant difficile de mesurer précisément l’efficacité d’une campagne de communication. Pour cela, l’UDA construit le premier référentiel de l’efficacité de la communication pour guider les annonceurs dans l’évaluation de la pertinence, de la justesse et de l’efficacité de leurs choix publicitaires. Le référentiel présente un triple objectif :

  1. répertorier, définir et expliciter les KPIs (indices clés de performance) de la communication,
  2. identifier, créer et rénover les KPIs utiles,
  3. construire un socle commun pour les mesures de l’efficacité des campagnes de communication.
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Baptisés « le Transfo », les nouveaux locaux de l’UDA offrent de grands espaces ouverts pour favoriser les échanges et le co-working.

5- Favoriser les liens entre annonceurs et start-up

Avec l’accélérateur « Start-up your brand », l’UDA souhaite créer des passerelles entre les innovations proposées par les start-up et les besoins des annonceurs. L’association a déjà sélectionné 6 start-up dans le domaine MarTech et AdTech (Be opinion, TV Socialite, MTM, Adikteev, Adways et ViewPay). Elle leur proposera pendant six mois un accompagnement dans le marketing et en formation juridique pour les aider à commercialiser leurs produits.

6- Un Think Tank pour décrypter les tendances

« Parce que le monde bouge ». Plus qu’un slogan, une réalité. Pour décrypter les tendances et se tenir informer des attentes des consommateurs, l’UDA a créé le Think Tank « Open Reinventions ». Il sera animé par NPA Conseil et réunira 25 membres permanents. Cinq thématiques seront étudiées : la marque, les produits, les clients, la distribution et le sens. En plus d’un premier livre blanc qui cartographie les pratiques, le Think Tank a pour objectif sur le long terme d’identifier les phénomènes en train de naître et d’aider les annonceurs à mieux se positionner sur le marché en fonction de ces nouvelles conjonctures.

7- Responsabilité : plus que des mots, de l’action

Aujourd’hui encore, dans la publicité, les stéréotypes ont la dent dure. 82 % des hommes sont représentés en tant qu’experts. Les femmes apparaissent, elles, majoritairement comme des consommatrices et des objets de désir. En parallèle du code de l’ARPP, l’UDA présentera le 16 janvier 2018 son programme FAIRe, rassemblant 15 engagements pour une communication responsable. L’objectif est de fournir aux adhérents signataires des référentiels, des outils et des guidelines pour accompagner les entreprises dans leur démarche responsable. Pour le moment, 25 entreprises de tous secteurs (L’Oréal, Orange, Renault, Nestlé, BNP Paribas, Bel, etc.) ont adhéré au programme. Pour l’année 2018, il s’agira de lutter contre les stéréotypes dans les messages publicitaires.

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Les nouveaux locaux de l’UDA symbolise le nouveau départ de l’association tant par son nom que par son agencement.

8- La créativité au grand format pour tous

L’UDA, en collaboration avec Frank Tapiro, co-fondateur de Datakalab, souhaite remettre la créativité au centre de la publicité. A travers un laboratoire créatif, l’association veut relancer l’envie de faire des grandes affiches publicitaires à travers un concours. Ce dernier sera ouvert à tous les créatifs d’agence, aux artistes et aux étudiants. Ce qu’il faut rendre ? Une affiche 4×3 sur la marque de son choix. Le jury sera composé 100 % sans annonceurs et publicitaires, soit d’artistes, d’écrivains, de philosophes et de journalistes. Les affiches retenues seront diffusés sur les réseaux partenaires, après validation de l’ARPP.

Mélodie Moulin

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