Arrivé en renfort à LCI pour couvrir les primaires et la présidentielle de 2017, Julien Arnaud poursuit sa carrière de journaliste politique sur la chaîne d’information du groupe TF1, notamment pour l’émission Politiquement Show avec Arlette Chabot. Voici 10 choses à savoir sur ce journaliste.

1- La bio de Julien Arnaud

Originaire du Perigord, Julien Arnaud commence ses études par une maîtrise d’histoire politique contemporaine et plus particulièrement sur Jacques Chirac à la télévision française. Il poursuit sa formation avec un DESS de journalisme à l’IFP Paris (2005). Le jeune journaliste débute sa carrière en 2004 dans plusieurs médias dont RMC, Radio Latina, RFI et Radio Classique où il obtiendra son premier CDI. Il intègre ensuite le groupe Canal + en tant que reporter politique pour iTélé (aujourd’hui C News). Il quitte la chaîne peu avant la grève de 2016 pour LCI.

2- Le déclic pour devenir journaliste

Julien Arnaud journaliste LCI

3- Les journalistes qui l’ont inspiré

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4- Ses débuts en tant que journaliste politique

« C’est un monde tout petit qui m’a paru horrible. Les journalistes plus anciens nous regardaient de haut. Il y avait aussi des gens bienveillants comme Isabelle Marie de TF1 qui était un peu une maman pour nous tous. Nous avons réussi à nous faire une place petit à petit, à installer une nouvelle génération. »

5- Ce qu’il aime dans le journalisme

« J’aime aller sur le terrain et rencontrer les gens. Dans mon cas, les militants. Ça me manque un peu aujourd’hui. Je partais prendre le pouls, voir ce qui se passait dans la vraie vie. C’était parfois bien différent de la manière dont on l’appréhendait en conférence de rédaction. J’étais surtout étonné de la ferveur du militantisme, qui pouvait dans certains cas s’apparenter à du fanatisme. »

6- L’analyse de la vie politique aujourd’hui

« Chaque président a sa manière de collaborer avec les journalistes. Avec Emmanuel Macron, c’est toutefois plus compliqué pour nous. Avant, les déplacements avaient quelque chose de stimulant. Les politiques réagissaient sur l’actualité, sortaient des petites phrases. Aujourd’hui, il ne se passe presque rien. On va suivre un politique en déplacement au cas où. Mais ça manque de sel pour nous, journalistes. Finalement, je suis content de ne plus faire de terrain. »

7- Un moment inoubliable

« La crise de l’UMP en 2012 ! J’ai assuré pour iTélé un direct de 26 h, du dimanche à 9h jusqu’au lundi à 11h. J’étais aux premières loges et j’avais envie de savoir ce qui allait se passer. Je le vivais comme un feuilleton. C’était extrêmement stimulant et il y avait beaucoup d’adrénaline. Il y avait des moments plus difficiles quand il fallait assurer un duplex alors qu’il n’y avait rien à dire. A ce moment, on décrivait la grille derrière nous (rire). »

8- Faire un duplex quand on n’a rien à dire

« Il faut le prendre à la rigolade et en jouer. Pendant la campagne de NMK, je n’avais aucune info alors j’ai décrit ce que je voyais, c’est-à-dire que NMK mangeais derrière la fenêtre des petites carottes. On s’est moqué de moi mais ce n’est pas grave. La première fois, ça nous touche puis on s’habitue. »

9- Son surnom : le petit cowboy

« C’est Yann Barthès qui m’a appelé comme ça dans le Petit Journal après la crise à l’UMP. A ce moment-là, je m’étais fait une réputation et mon patron m’a dit : « tu es invirable maintenant ! » »

10- Les raisons de son départ d’iTélé

« J’ai accepté la proposition de LCI une semaine avant la grève. A ce moment-là, il me manquait un chef, un leader pour nous dire où aller. C’est ce que j’ai trouvé chez LCI. »

Propos recueillis par Mélodie Moulin

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